Coronavirus

  • Le G20 doit placer les droits de l'homme au cœur de sa réponse à la pandémie COVID-19

    Avec l'épidémie du COVID-19, la communauté mondiale est confrontée à l'une des crises les plus difficiles depuis des décennies. À la mi-mars 2020, plus de 200 000 personnes ont été infectées et plus de 8 000 personnes ont perdu la vie. L'impact économique commence seulement à se faire sentir et affectera probablement les moyens de subsistance de millions de personnes dans le monde. Il s'agit d'une crise mondiale qui doit être traitée par des mesures claires, justes, coordonnées et concrètes - des mesures que le G20 peut et doit mettre en œuvre.

    La réponse politique à la précédente crise financière mondiale, il y a un peu plus d'une décennie, a été largement perçue comme étant déséquilibrée et comme ayant conduit à des résultats socialement injustes, notamment l'augmentation de la pauvreté, la perte de millions d'emplois et la stagnation ou la baisse des revenus des travailleurs.

    Droits économiques et sociaux

    Tout porte à croire que le prochain ralentissement économique sera encore plus rapide et plus grave que lors de la crise précédente. Outre la crise de la santé publique, une réponse politique décisive des gouvernements sera essentielle pour assurer la sécurité sociale - y compris les indemnités maladie, les soins de santé et le congé parental.

    - à tous les membres de la société, y compris ceux qui travaillent dans des conditions précaires et qui sont les plus touchés par les nombreuses mesures de contrôle introduites jusqu'à présent. Une coopération et une assistance internationales coordonnées sont également vitales pour que les États disposant de moins de ressources soient également en mesure de réagir efficacement à la pandémie de COVID- 19.

    Dans ce contexte, nous nous félicitons de l'annonce d'un sommet virtuel extraordinaire du G20 et demandons instamment aux dirigeants du G20 d'adopter et de mettre en œuvre d'urgence des politiques et des plans concrets et mesurables afin de lutter contre la pandémie de COVID-19 dans le pays et à l'étranger, de protéger la santé des personnes et de réduire ses répercussions économiques, tout en assurant une transition juste et axée sur les droits de l'homme vers une économie sans carbone. Ces mesures doivent garantir l'accès de tous à des soins préventifs et à des traitements de bonne qualité et abordables, y compris pour les personnes les plus exposées ou les moins aptes à mettre en œuvre des mesures préventives du fait de leur pauvreté, de leur absence de domicile ou qui vivent ou travaillent dans des environnements où elles sont plus exposées au virus. Ce faisant, les dirigeants du G20 doivent garantir :

    L'accès à l'information

    Toutes les personnes et communautés touchées ont droit à des informations facilement accessibles, opportunes et significatives concernant la nature et le niveau de la menace pour la santé, les mesures possibles pour atténuer les risques, des informations d'alerte immédiate sur les conséquences futures possibles et des informations sur les efforts de réponse en cours.

    Les informations devraient être disponibles dans les langues nécessaires pour répondre aux différents besoins des personnes concernées, et par le biais de médias et dans des formats facilement compréhensibles et accessibles, afin que les personnes concernées puissent prendre des décisions en connaissance de cause et participer pleinement aux efforts de réponse.

    Comme l'a déjà reconnu le G7, l'accès du public à des informations fiables et en temps réel est essentiel pour prévenir et atténuer les crises de santé publique. Les dirigeants du G20 doivent s'engager à partager des informations en temps réel et à publier des données ventilées par sexe sur les effets du virus sur les femmes, et garantir l'accès à la protection contre la violence domestique et aux services de santé sexuelle et reproductive.

    L'espace civique et la liberté des médias

    Les droits humains des individus et la liberté des médias sont tous deux essentiels en temps de crise. Un journalisme responsable peut contribuer à stopper la propagation de la désinformation et ainsi renforcer la confiance du public dans le gouvernement, ce qui est essentiel pour réagir efficacement aux crises. La contribution et le contrôle des organisations de la société civile sont également essentiels, à la fois pour renforcer la responsabilité globale et pour améliorer la qualité et l'intégration du processus décisionnel public.

    Nous assistons déjà à des luttes internationales pour le contrôle de la théorie autour du virus, en particulier entre les deux plus grandes économies nationales du monde - les États-Unis et la Chine. Ces tentatives de "concurrence" pour la vérité doivent cesser. Il est vital que les médias, nationaux et étrangers, puissent rendre compte librement de la crise, présenter au public des faits - même si ces faits sont inconfortables pour ceux qui sont au pouvoir. Pour que des leçons puissent être tirées de cette crise et appliquées à la prévention et à l'atténuation de la prochaine, le public doit rester informé sur la vérité tout au long de la crise.

    La transparence à propos des prises de décision

    Dans un environnement de pression et d'incertitude sans précédent, il existe un risque élevé que les décisions publiques soient récupérées ou déformées par des intérêts privés pour leur propre profit. Les gouvernements doivent justifier les choix qu'ils font, à la fois pour contenir la pandémie et pour stimuler leur économie. Une urgence de santé publique ne doit pas être prise comme une occasion de contourner la responsabilité. Aujourd'hui, plus que jamais, les décisions des gouvernements doivent être "ouvertes par défaut". Comme l'a affirmé le Conseil de l'Europe, "les garanties fondamentales de la primauté du droit, la surveillance parlementaire, le contrôle judiciaire indépendant et les recours internes efficaces doivent être maintenus même pendant l'état d'urgence".

    Déjà avant la crise actuelle, il était clair que les gouvernements devaient renforcer l'équilibre des pouvoirs, limiter l'influence des gros capitaux en politique et garantir une participation large et inclusive à la prise de décision politique. Les politiques publiques et l'allocation des ressources ne doivent pas être déterminées par le pouvoir économique ou l'influence politique, mais par une consultation équitable et une allocation budgétaire impartiale. C'est pourquoi les gouvernements doivent s'attaquer de toute urgence aux circuits par lesquels les intérêts privés peuvent exercer une influence excessive sur la prise de décision publique.

    Au fil des années, les pays du G20 se sont engagés à mettre en place un large éventail de politiques, allant de la lutte contre les conflits d'intérêts à la protection des lanceurs d'alerte. Ce qu'ils n'ont pas encore fait, c'est de les mettre en œuvre de manière adéquate dans la pratique. S'ils sont mis en œuvre de manière efficace et complémentaire, les engagements existants peuvent permettre de relever de nombreux aspects du défi qu'une influence excessive posera à une réponse efficace et durable à long terme à la crise actuelle.

    En outre, les parlements, les gouvernements et les organisations internationales devraient reporter toute mesure non urgente en cours qui nécessite une consultation publique, jusqu'à ce qu'ils aient mis en place des mesures alternatives efficaces pour assurer la participation du public au processus décisionnel.

    En outre, pour éviter les abus de pouvoir, tout état d'urgence déclaré par les gouvernements nationaux devrait être limité dans sa durée et sa portée, et les pouvoirs d'urgence ne devraient être exercés qu'aux fins pour lesquelles ils ont été accordés.

    Nous appelons tous les gouvernements et les autres acteurs concernés à veiller à ce que toutes les réponses à l'épidémie de COVID-19 soient conformes au droit et aux normes internationales en matière de droits de l'homme, en tenant compte des besoins spécifiques des groupes et personnes marginalisés et des plus exposés, et à ce que les risques spécifiques en matière de droits de l'homme associés à toute réponse particulière soient pris en compte et atténués.

  • Les succès des mouvements populaires montrent la voie à suivre pour la reprise post-pandémie, selon un nouveau rapport

    • La pandémie a accentué les grands problèmes économiques, politiques et sociaux
    • La société civile a prouvé sa valeur en obtenant des avancées majeures au cours de l'année dernière
    • Le combat est désormais engagé pour construire un monde post-pandémique meilleur - la société civile est au premier plan de cette bataille
  • Lettre ouverte : Les donateurs et les partisans doivent agir pour assurer la résilience de la société civile face à la pandémie du COVID-19

    Chers donateurs et sympathisants de la société civile,

    Alors que la réponse mondiale à la pandémie COVID-19 se déploie, les organisations de la société civile du monde entier prennent des mesures proactives pour protéger la santé et le bien-être de leur personnel et de leurs partenaires. Ces mesures comprennent les changements de stratégie nécessaires, la redéfinition des priorités et les ajustements de la programmation et de la sensibilisation. Dans le même temps, les infrastructures de la société civile sont soumises à une pression financière visible et immense. Les projets ont été reportés, les résultats attendus ont été retardés et l'énergie a été détournée vers l'élaboration de plans alternatifs. Des événements majeurs ont été annulés, entraînant des pertes financières considérables. Des fonds ont été (à juste titre) redirigés des activités prévues vers les réponses COVID-19.  Les réserves - lorsqu'elles existent - sont limitées et seront bientôt épuisées.

    Pour relever ces défis extraordinaires, nous devons faire preuve de souplesse dans l'utilisation de nos subventions. Nous sommes renforcés et inspirés par les messages des donateurs et des sympathisants qui n'ont pas tardé à renforcer leur soutien durable et leur engagement à permettre une flexibilité maximale pour le travail de leurs partenaires. C'est un signe important de confiance et de reconnaissance du rôle crucial de la société civile et de l'action civique dans nos sociétés, aujourd'hui plus que jamais. 

    Nous appelons tous les donateurs et intermédiaires qui apportent un soutien essentiel à la société civile à adopter des approches similaires en offrant autant de flexibilité, de certitude et de stabilité que possible aux bénéficiaires et aux partenaires. 

    Voici cinq moyens spécifiques pour y parvenir :

    1. Ecouter les partenaires bénéficiaires de subventions et explorer ensemble la meilleure façon de les aider à faire face à la crise, en sachant qu'ils savent mieux que quiconque ce qui est nécessaire dans leur propre contexte.
    2. Encourager la reconception et la reprogrammation des activités et des résultats prévus et donnez des conseils clairs sur la manière de faire approuver ces changements.
    3. Soutenir des moyens nouveaux et créatifs de créer une culture de solidarité et d'interaction tout en respectant l'éloignement physique et les autres mesures de précaution. 
    4. Offrir une plus grande flexibilité en reconsidérant les versements en fonction des besoins réels, en convertissant les subventions de projet existantes en fonds non affectés ou en ajoutant des fonds supplémentaires pour aider à constituer des réserves ou à couvrir des coûts imprévus.
    5. Simplifier les procédures et les délais d'établissement des rapports et des demandes afin que les groupes de la société civile puissent mieux concentrer leur temps, leur énergie et leurs ressources sur le soutien aux plus vulnérables plutôt que sur le respect de lourdes exigences en matière de rapports et de diligence raisonnable.

    CIVICUS continuera à plaider en faveur d'un espace civique solide, y compris des mesures permettant à la société civile de se mobiliser avec et pour les groupes les plus touchés par la pandémie de coronavirus. En ces temps critiques, nous devons nourrir l'espace civique et ses acteurs ingénieux en augmentant la pertinence et la résilience, et non en la réduisant. Nous devons également être conscients que le moment présent pourrait également être utilisé par certains acteurs pour restreindre davantage l'espace civique. 

    Imaginez ce qui pourrait se produire si les groupes et les mouvements de la société civile arrêtaient ou réduisaient soudainement leurs efforts pour nous faire évoluer vers un monde plus juste, plus inclusif et plus durable. Imaginez maintenant une communauté mondiale de citoyens informés, inspirés et engagés, collectivement engagés à relever les défis auxquels l'humanité est confrontée - y compris la pandémie actuelle.  Nous devons faire tout ce qu'il faut pour que la société civile reste vivante, dynamique et résistante.  

     

    La manière dont nous ferons face à cette pandémie aura des implications profondes et durables sur la façon dont nous construirons l'avenir de notre monde. 

     

    Cette crise peut être gérée avec succès grâce à une culture mondiale de solidarité et d'action civique, étayée par une coopération intense, la confiance et le partage des charges. Et votre rôle, en tant que bailleurs de fonds et partisans de la société civile, est fondamental pour parvenir à ce résultat.

     

  • Lo que estamos logrando con nuestros esfuerzos para combatir la COVID-19

    Novedades de la secretaria general

    lysajohnEstimadas/os miembros y aliadas/os de CIVICUS,

    Este ha sido un período particularmente agitado tanto para la sociedad civil como para el mundo en general. Aunque la emergencia mundial desencadenada por la pandemia hace difícil recordar tiempos más tranquilos, con esta actualización pretendemos mostrarles algunos procesos más amplios que son relevantes para nuestra estrategia y que han avanzado en los últimos meses, así como un resumen de algunos resultados inmediatos que estamos obteniendo gracias a nuestras respuestas a la pandemia de COVID-19.

     

    ¿Qué estamos logrando con nuestros esfuerzos para combatir la COVID-19?

    Como la mayoría de los organismos de todo el mundo, el foco de nuestros esfuerzos ha sido asegurar una respuesta efectiva a la pandemia de COVID-19. Por lo tanto, nuestras iniciativas se han centrado en torno a los siguientes temas: i) Seguridad y apoyo del personal ii) Coordinación con los miembros, los asociados y los donantes iii) Incidencia en materia de espacio cívico y derechos humanos iv) Actuación con otras entidades para abordar cuestiones sistémicas más amplias.

    Entre los principales progresos alcanzados a este respecto cabe mencionar los siguientes:

    • El equipo interno de respuesta a COVID-19 ha trabajado conjuntamente desde los primeros días de marzo para asegurar la continuidad del trabajo y los sistemas de apoyo pertinentes al contexto del personal de CIVICUS. Entre los resultados de este esfuerzo se incluyen equipar a la/os colegas para trabajar a distancia, trasladar las actividades planificadas a espacios virtuales, negociar los plazos y los resultados de las donaciones con los principales donantes y aprovechar la información de los miembros y los compañeros sobre las respuestas a una situación que cambia rápidamente. En consonancia con las continuas repercusiones sanitarias y económicas de la pandemia, hemos adoptado medidas para la aplicación del "Protocolo de Seguridad Social COVID-19" y hemos prorrogado nuestra suspensión de viajes y los actos presenciales para el personal y las personas asociadas hasta septiembre de 2020.
    • En nuestra primera actuación hacia el exterior, publicamos una carta para reforzar la necesidad de flexibilidad y capacidad de respuesta de los donantes, en consonancia con nuestro enfoque de la sostenibilidad y de dotación de recursos de la sociedad civil. Nuestra carta abierta dirigida a donantes se publicó el 19 de marzo, y fue complementada con reuniones de divulgación específicas con una serie de redes de donantes y de desarrollo. En línea con este esfuerzo, ampliamos el Fondo de Solidaridad de CIVICUS para cubrir las solicitudes relacionadas con la COVID-19 y seguimos trabajando con nuestros aliados en el movimiento #ShiftThePower para asegurarnos de que los donantes internacionales están proporcionando el apoyo necesario a las organizaciones locales del sur global en este período.
    • En concordancia con nuestro compromiso con la protección del espacio cívico y los derechos humanos, el 24 de marzo publicamos una declaración instando a los Estados a poner los derechos humanos en el centro de sus estrategias de respuesta. A continuación, se celebró una reunión informativa del CIVICUS Monitor sobre las restricciones y ataques a la sociedad civil que se han registrado desde que se declaró la pandemia. El 16 de abril, también lanzamos una carta abierta a los líderes mundiales en la que se esbozan 12 acciones clave necesarias para proteger el espacio cívico y los derechos humanos. La carta ha recibido más de 600 adhesiones en menos de una semana desde su lanzamiento, y servirá de punto de partida para nuestras actividades de sensibilización ante los gobiernos.
    • De acuerdo a nuestro enfoque de actuar con otras entidades para abordar cuestiones sistémicas más amplias, publicamos el "Protocolo de Seguridad Social COVID-19" el 07 de abril, en línea con el marco de políticas COVID-19 de la OIT. El Protocolo ya ha sido adoptado por cerca de 200 organizaciones, la mayoría de las cuales son organizaciones locales del sur global con recursos limitados. Este enfoque refuerza nuestro relato sobre los cambios sistémicos en los que la sociedad civil y la sociedad en general deben actuar como parte del esfuerzo necesario para reconstruir las sociedades y las economías después de COVID-19. Nuestra participación en la configuración y el apoyo de las respuestas internacionales a la pandemia mediante una estrecha coordinación con los mecanismos de las Naciones Unidas en Ginebra y Nueva York, así como con la nueva plataforma regional para las prioridades políticas de COVID-19 en África.

    Actuando en nuestra revisión de mitad de periodo del Plan Estratégico

    El año pasado dedicamos una cantidad significativa de energía a revisar los progresos realizados con nuestra estrategia. La revisión de mitad de período del plan estratégico dio como resultado 18 recomendaciones principales que fueron definidas tras un proceso de deliberación y planificación del conjunto del secretariado, la junta y los miembros. Nuestra respuesta de gestión consolidada al análisis de la estrategia se publicó el 17 de marzo de 2020 y servirá de base para nuestros planes anuales de la segunda mitad del período de la estrategia, así como para el proceso de planificación de la próxima estrategia que se iniciará en 2021.

    Si bien reconocemos que una parte importante de nuestros esfuerzos de este año deberá reorientarse para responder a los desafíos que la pandemia plantea al espacio cívico y a la sociedad civil, esperamos seguir invirtiendo energías en áreas de trabajo relacionadas con la revisión de mitad de período que hablan de nuestra capacidad para fortalecer la capacidad de la alianza CIVICUS para organizar fuerzas e influir en el cambio de formas más nuevas e innovadoras.

    CIVICUS Midterm Strategy Review.SP

    Mejorando nuestra rendición de cuentas

    Ya está disponible nuestro 11º Informe Anual de Rendición de Cuentas (para 2018/19). La información que hemos recibido del grupo independiente que ha examinado el documento incluye el reconocimiento de los esfuerzos realizados para garantizar una rendición de cuentas dinámica, en particular en lo que respecta a la participación de las partes interesadas, las asociaciones y el aprendizaje. Entre las recomendaciones de mejora se incluye el fortalecimiento de los sistemas para hacer un seguimiento de los gastos destinados a la consecución de los objetivos estratégicos, así como la gestión de nuestros sistemas de comunicación de resultados. Ambas son áreas a las que prestaremos atención este año.

    Esperamos con interés su continua participación y sus ideas en los próximos meses.

    En solidaridad,
    Lysa John
    Secretaria general de CIVICUS
    @lysajohn (Johannesburgo, Sudáfrica)

  • Observations on the quest to build back better

    SDG Knowledge Hub’s interview with Mandeep Tiwana, Chief Programmes Officer

    • Five years since the passage of the SDGs, the impulse in many quarters is still to scale up existing approaches, rather than to push for fundamental changes in how our societies and economies function to better realize rights.
    • In addition, there are worrying signs that COVID-19 emergency restrictions could be used as a smokescreen for a broader crackdown on dissent, which would undermine accountability for the 2030 Agenda.
    • Countries that appear to have done better are ones that have empathetic leaders who have been inclusive in their policy responses and have involved civil society in decision making.

    The SDG Knowledge Hub spoke with Mandeep Tiwana, Chief Programmes Officer at CIVICUS, about his assessment of responses to the COVID-19 pandemic and impacts on the 2030 Agenda. Mandeep highlights the persistence of “MDG mindsets” and an increase in censorship and surveillance. He also suggests five ways to build a better post-pandemic world.

    Read full interview in SDG Knowledge Hub

  • Open letter to donors: 'Accelerate your commitments' during COVID-19

    This is an open letter from representatives of NEAR, Civicus, and the Global Fund for Community Foundations

    Dear international donors,

    It is time to join up global solidarity with swift and effective local action. At the risk of calling the evolving tragedy of a global pandemic an opportunity, we believe that there is a way for you to accelerate your commitments and ensure we have a lasting and stronger local civil society in the global south, both during the COVID-19 emergency response and for many years to come.

    Read on Devex

  • Open letter: Donors and supporters must act to ensure civil society resilience against COVID-19 pandemic

    Dear civil society donors and supporters,

    As the global response to the COVID-19 pandemic unfolds, civil society organisations across the world are taking proactive measures to protect the health and well-being of their staff and partners. This includes necessary shifts in strategy, reprioritisation, and adjustments in programming and outreach. At the same time, civil society infrastructure is under visible and immense financial pressure. Projects have been postponed, deliverables delayed and energies diverted to making alternative plans.  Major events have been cancelled at significant financial loss. Funds have been (rightly) redirected from planned activities to COVID-19 responses. Reserves - when they exist - are limited and will soon be depleted.

    Responding to these extraordinary challenges requires flexibility in how we use our grants.  We are strengthened and inspired by messages from donors and supporters who have been quick to reinforce their sustained support and commitment to enabling maximum flexibility for the work of their partners. It is an important sign of trust and recognition of the crucial role of civil society and civic action in our societies, now more than ever. 

    We call on all donors and intermediaries providing essential support for civil society to adopt similar approaches by offering as much flexibility, certainty, and stability towards grantees and partners as possible. 

    Here are five specific ways this can be done:

    • Listen to grantee partners and together explore how you can best help them face the crisis, trusting they know best what is needed in their own contexts.
    • Encourage the re-design and re-scheduling of planned activities and deliverables and provide clear guidance on how to seek approval for these changes.
    • Support new and creative ways of creating a culture of solidarity and interaction while adhering to the physical distancing and other precautionary measures. 
    • Offer greater flexibility by reconsidering payment installments based on actual needs, converting existing project grants into unrestricted funds, or adding extra funds to help build-up reserves or cover unexpected costs.
    • Simplify reporting and application procedures and timeframes so that civil society groups can better focus their time, energy and resources in supporting the most vulnerable rather than on meeting heavy reporting and due diligence requirements.

    CIVICUS will continue advocating for a robust civic space, including measures that enable civil society to mobilise with and for the groups most affected by the Coronavirus pandemic. In these critical times, we must nurture civic space and its resourceful actors by expanding relevance and resilience, not reducing it. We must also be mindful that the present moment could also be used as an opportunity by some actors to further restrict the civic space. 

    Imagine what could happen if civil society groups and movements all suddenly stop or scale back their efforts to move us towards a more just, inclusive and sustainable world. Now imagine a worldwide community of informed, inspired, committed citizens collectively engaged in confronting the challenges facing humanity - including the current pandemic.  We must do whatever it takes to keep civil society alive, vibrant and resilient.  

    The way we will deal with this pandemic will have profound and lasting implications on how we build the future of our world. 

    This crisis can be successfully dealt with through a global culture of solidarity and civic action, one underpinned by intense cooperation, trust and burden sharing. And your role, as funders and supporters of civil society, is fundamental to this outcome.

    Donors have responded! 
     
    Check out this Twitter thread and find 15 inspiring statements and pledges of support from funders to grantee partners that are aligned with our proposed approaches.
  • Protecting our co-workers during COVID-19: A Social Security Protocol for Civil Society

    Arabic

    We have a responsibility to act decisively to protect our co-workers from adverse health, social and economic impacts of the COVID-19 pandemic. This six-point protocol, based on theILO’s policy framework to fight COVID-19, provides a shared template for civil society groups to deliberate context-specific measures and adopt feasible actions in a time-bound and transparent manner.

  • Proteger a nuestras/os co-workers durante la COVID-19: Un protocolo de seguridad social para la sociedad civil

    Debemos actuar de manera decidida para proteger a nuestras compañeras y compañeros de trabajo de los efectos adversos de la pandemia de la COVID-19, tanto a nivel sanitario como económico y social. Este protocolo de seis puntos se basa en el marco de la OIT para la lucha contra la COVID-19 y proporciona un esquema compartido para que los grupos de la sociedad civil reflexionen sobre medidas específicas en este contexto y para que apliquen acciones viables de manera transparente y dentro de un plazo determinado.

  • Protéger nos collaborateurs durant le COVID-19 : Un protocole de sécurité sociale pour la société civile

    Nous avons la responsabilité d'agir de manière décisive pour protéger nos collègues des effets néfastes de la pandémie COVID-19 sur la santé, la société et l'économie. Ce protocole en six points, basé sur lela politique de l'OIT pour la lutte contre le COVID-19, fournit un modèle commun aux groupes de la société civile pour qu'ils délibèrent de mesures spécifiques au contexte et adoptent des actions réalisables dans un délai déterminé et de manière transparente.

  • REPÚBLICA DOMINICANA: ‘Somos parte de un movimiento antirracista global’

    CIVICUS conversa con Elena Lorac, coordinadora de Reconoci.do, una red cívica independiente y pluralista conformada principalmente por personas dominicanas jóvenes de ascendencia haitiana. Reconoci.do defiende los derechos humanos y promueve la integración real, plena y efectiva en la sociedad dominicana de las personas dominicanas de ascendencia haitiana. Con presencia a lo largo de la República Dominicana, Reconoci.do sostiene la visión un país multicultural donde personas diversas conviven dignamente, sin estigma ni discriminación, y sus derechos fundamentales son respetados por la sociedad y protegidos por el Estado.

    Elena Lorac

    ¿Cuándo y por qué surgió Reconoci.do, y cuáles son los objetivos de la organización?

    Reconoci.do es un movimiento de personas dominicanas de ascendencia haitiana, mayormente jóvenes, que luchamos por nuestro derecho a la nacionalidad y por el acceso a todos los derechos que se derivan de esta pertenencia: derechos civiles, políticos y sociales; derechos tan básicos como el derecho al trabajo, a una vivienda, a la educación y a la salud, que nos son sistemáticamente negados.

    El movimiento se formó a fines de noviembre de 2011, en reacción a una resolución de la Junta Central Electoral que suspendió “temporalmente” la validez de nuestras actas de nacimiento y documentos de identidad, es decir, en un contexto en que, en vez de avanzarse en el reconocimiento de derechos, se estaban produciendo retrocesos que institucionalizaban una exclusión histórica.

    Hasta 2010, la Constitución de la República Dominicana reconocía como nacionales a todas las personas nacidas en territorio nacional, con la excepción de los miembros del personal diplomático y las personas consideradas “en tránsito”, expresión que en principio se refería solamente a quienes llevaban unos pocos días en el país. Durante ocho décadas, bajo estas definiciones el Estado entregó certificado de nacimiento, cédula de identidad y pasaporte dominicanos a los hijos e hijas de padres haitianos nacidos en el país. Sin embargo, en los años ’90 grupos nacionalistas empezaron a impulsar una interpretación restrictiva que, en 2004, se tradujo en una nueva Ley de Migración según la cual los trabajadores extranjeros temporales y los trabajadores migrantes indocumentados eran considerados extranjeros “en tránsito”, con lo cual sus hijos ya no tendrían acceso a la nacionalidad dominicana por el solo hecho de haber nacido en el país. La Junta Central Electoral, el organismo que coordina el registro civil, empezó a aplicar esta ley en forma retroactiva, y en 2007 institucionalizó esta práctica mediante una circular y una resolución que impidieron la expedición o renovación de documentos de identidad a los hijos nacidos en la República Dominicana de inmigrantes haitianos que estaban en situación migratoria irregular. En 2010, la nueva Constitución denegó el derecho automático a la nacionalidad a los hijos nacidos en el país de padres inmigrantes en situación irregular. Por último, en septiembre de 2013 la sentencia 168-13 del Tribunal Constitucional estableció que las personas nacidas en el país cuyos padres hubiera estado en situación de indocumentación nunca habían tenido derecho a la nacionalidad dominicana. La sentencia se aplicó con carácter retroactivo a todas las personas nacidas entre 1929 y 2007, es decir, despojó de la nacionalidad dominicana a cuatro generaciones de personas, mayormente de ascendencia haitiana, que durante ocho décadas habían sido registradas como dominicanas.

    Estos cambios legales institucionalizaron una exclusión histórica que ha sido perpetuada por una política de odio, racismo y xenofobia impulsada por grupos nacionalistas. Desde la visión dominante, todo lo que viene de Haití es extraño, ajeno e imposible de asimilar. Así, personas como yo, nacidas en República Dominicana de padres haitianos, somos tratadas como extranjeras. Por haber nacido en República Dominicana, tampoco el Estado haitiano nos considera haitianos. Y en todo caso, estamos hablando de personas que en muchos casos nunca hemos ido a Haití, que nos hemos criado aquí y hablamos español; muchos jóvenes de hecho no hablan nada de creole. La falta de reconocimiento es terriblemente dolorosa.

    Para resolver la situación creada por el Tribunal Constitucional, y en respuesta a una fuerte labor de incidencia tanto nacional como internacional, en 2014 se aprobó la Ley 169-14, o Ley de Naturalización Especial. Esta ley estableció un régimen especial para las personas consideradas “descendientes de extranjeros en condición migratoria irregular”, sobre la base de la distinción entre dos grupos. A los integrantes del “Grupo A”, que incluyó a quienes en el pasado habían estado inscriptos en el registro civil dominicano, la ley les reconoció la nacionalidad dominicana y ordenó a la Junta Central Electoral entregarles o devolverles sus documentos de identidad. En cambio, a los del “Grupo B”, que aunque habían nacido y vivido siempre en el país y no mantenían vínculo alguno con el país de origen de sus padres, nunca habían estado inscriptos, la ley les dio un plazo de 90 días para registrarse como extranjeros, con la posibilidad de obtener la nacionalidad dominicana mediante naturalización en un plazo de dos años. Esta distinción es completamente arbitraria, y es común encontrar familias con hermanos que pertenecen a uno y otro grupo, así como familias que, aunque habían inscripto a sus hijos, se quedaron sin papeles como consecuencia de algún desastre natural y no pudieron iniciar el proceso de naturalización debido a su situación económica, a la lejanía de las oficinas administrativas y las tarifas involucradas. Apenas unos pocos miles de personas del Grupo B han logrado conseguir la nacionalidad por esta vía. Actualmente hay unas 133 mil personas jóvenes en situación de apatridia.

    Actualmente yo tengo mi cédula como resultado de la Ley 169-14; me la dieron cuando tenía 27 años. Mis años de desarrollo personal y formación y los inicios de mi vida productiva quedaron truncos porque no tenía cédula y no pude ir a la universidad. Muchos de mis compañeros y compañeras activistas están en la misma situación. Algunos han podido avanzar en la universidad y hasta llegaron a graduarse, mientras que otros no tuvieron la misma suerte.

    ¿Han llevado la causa de las personas dominicanas de ascendencia haitiana a los foros regionales o internacionales de derechos humanos?

    Durante décadas, la comunidad internacional y la sociedad civil dominicana han hecho incidencia tanto a nivel nacional como internacional para denunciar el atropello, la discriminación y el racismo estructural en la República Dominicana.

    Conjuntamente con otras organizaciones de la sociedad civil (OSC), nosotros trabajamos asiduamente en el sistema interamericano, por ejemplo participando en audiencias de la Comisión Interamericana de Derechos Humanos (CIDH). En 2014 la CIDH otorgó medidas cautelares a miembros del movimiento que habían sido amenazados o atacados. También en 2014, la Corte Interamericana de Derechos Humanos dictó una sentencia que obligaba al Estado a devolvernos la nacionalidad. Pero el Tribunal Constitucional no reconoció la sentencia. El Estado dominicano no acata las decisiones de la Corte.

    El Estado no asume que hay un problema por resolver. Hoy nuestra lucha es mucho más compleja que cuando comenzamos porque ahora existe la sensación de que la situación está resuelta, y no es así. La gran mayoría de los jóvenes en esta situación provenimos de los bateyes, guetos o comunidades que se establecieron en la era de producción de caña de azúcar a finales del siglo XIX, cuando República Dominicana y Haití acordaron traer braceros haitianos a trabajar en el país. Estas personas, a veces por el engaño e incluso por la fuerza, eran llevadas directamente a los bateyes, unas pequeñas aldeas ubicadas en los alrededores de las explotaciones de caña. Los jóvenes que vienen de estos sitios alejados de las ciudades están en una situación muy vulnerable. La gran mayoría no tiene nada; son varias generaciones de familias que no tienen documentos, y sin ellos no pueden conseguir trabajo ni estudios. A los que logramos terminar el bachillerato y pretendemos ir a la universidad, nos sucede lo que me ocurrió a mí, que cuando quise comenzar la universidad me enteré de que, aunque tenía mi acta de nacimiento, no estaba habilitada por ser hija de padres haitianos. Para mí fue un golpe enorme, y es así para decenas de miles de jóvenes. De repente te dicen que no existes, y esto conlleva enormes traumas psicológicos. El Estado culpa a nuestros padres o abuelos, cuando en verdad fue el mismo Estado que los trajo para trabajar en la producción de azúcar, pero como ahora esa industria ya no existe, también quieren acabar con nosotros.

    Estas injusticias nos cierran caminos. Nos dejan sin perspectivas de futuro. Es por eso que de sitios como este surgió nuestro movimiento.

    ¿Cuáles fueron las implicancias de esta situación en el marco de la crisis sanitaria provocada por el COVID-19?

    La ausencia de reconocimiento de algo tan básico como la nacionalidad genera enormes dificultades para acceder a otros derechos básicos como la salud y la asistencia social. La pandemia ha magnificado las dificultades que enfrentan estas poblaciones vulnerables, confinadas en bateyes donde no hay producción ni trabajo. Muchos de estos jóvenes son chiriperos, es decir, trabajadores ocasionales, empleados día sí y día no en lo que hubiese disponible, y la pandemia los dejó sin nada. Tampoco tienen acceso a los programas sociales de asistencia desarrollados para paliar los efectos de la pandemia porque no tienen cédula y no aparecen en los registros gubernamentales.

    ¿En qué medida la situación que enfrentan las personas de ascendencia haitiana en la República Dominicana es resultado del racismo?

    Esta situación es del principio al fin un problema de racismo estructural. El problema del acceso a la nacionalidad en República Dominicana ha afectado exclusivamente a personas cuyos padres o abuelos procedían de Haití; no se trata de un problema generalizado para los extranjeros. Es reflejo del racismo estructural porque son las personas dominicanas de ascendencia haitiana, o aquellas que son percibidas como tales por el color de su piel, las que padecen de esta violación de sus derechos humanos. Así lo reconoció la CIDH cuando, después de una visita al país, confirmó que no había recibido ninguna denuncia de un descendiente de extranjeros no haitianos que hubiera tenido problemas para que se le reconociera su nacionalidad, se la inscribiera en el registro civil o se le entregaran documentos de identidad.

    En República Dominicana se cree que todo negro es haitiano. Si yo soy negra y tengo el cabello crespo, constantemente me cuestionan aunque tenga papeles, y en caso de no poder mostrar mis documentos puedo ser deportada porque se supone que soy haitiana. Ha habido casos de personas dominicanas de raza negra que han sido deportadas por su color de piel. Las mujeres dominicanas de ascendencia haitiana que no tienen papeles y van a parir al hospital son tratadas como extranjeras, generando además el mito de que las mujeres haitianas vienen a ocupar las camas de nuestros hospitales, cuando la mayoría de ellas no son haitianas sino dominicanas negras de ascendencia haitiana.

    La población dominicana es una población negra que no se reconoce a sí misma como tal. Evidentemente hay un problema de racismo sistémico, sostenido desde el Estado, y no reconocido.

    Así, con el correr del tiempo, como movimiento nos dimos cuenta de que el problema de la nacionalidad que nos movilizó en primer lugar no era solamente un problema de papeles, identificaciones y registros, sino también y más profundamente un problema de identidad y discriminación racial que se remonta al contexto histórico de nuestros ancestros.

    En consecuencia, somos un movimiento que no solamente lucha por la nacionalidad y los derechos de las personas dominicanas de ascendencia haitiana, sino que también comparte las luchas de todos los movimientos antirracistas y se moviliza contra todas las discriminaciones. Por eso nos solidarizamos y apoyamos todo tipo de manifestaciones que busquen garantizar los derechos de las mujeres, de las minorías sexuales y de todas las minorías estigmatizadas y discriminadas.

    ¿Cómo repercutieron en la República Dominicana las protestas de Black Lives Matter tras el asesinato de George Floyd en los Estados Unidos?

    En reacción a los sucesos producidos en los Estados Unidos, varias OSC nos unimos para organizar una conmemoración. No se trató estrictamente de una manifestación, ya que había restricciones para las reuniones públicas en el contexto de la pandemia del COVID-19, y respetábamos la cuarentena. Y tampoco se trató exclusivamente de una manifestación de solidaridad, ya que la muerte de George Floyd tuvo resonancia en nuestro contexto, donde hemos tenido situaciones similares de abusos policiales.

    Junto con otras OSC organizamos una actividad en memoria de George Floyd. La idea era hacer un gesto ritual, una ofrenda floral. La consigna era “Una flor para Floyd”, y era un llamado a que cada persona llevara, en el momento en que pudiera, una flor y la colocara en la ofrenda. Nuestro relato de la muerte de Floyd también hizo alusión a la violencia policial e institucional sufrida en la República Dominicana por muchas personas negras, tanto migrantes como dominicanas, de modo de poner en relieve la situación que experimentamos nosotros.

    ¿Han recibido amenazas o ataques de movimientos anti-derechos?

    Hay varios grupos ultranacionalistas que se movilizan en reacción contra nuestras movilizaciones y eventos, básicamente para amedrentarnos y boicotear nuestras actividades. A partir de la sentencia del Tribunal Constitucional el clima se ha vuelto más favorable para los discursos de odio y ha habido numerosos actos de hostilidad. Muchos integrantes de nuestro movimiento y de otras organizaciones que luchan por los derechos de las personas dominicanas de ascendencia haitiana son objeto de agresiones, tanto verbales como físicas, como se ha reflejado en numerosos informes de derechos humanos. De ahí que en algunos casos hubiera que solicitar a la CIDH medidas de protección para compañeros y compañeras. Incluso las personas dominicanas que no son de ascendencia haitiana y se solidarizan con nosotros son catalogadas como traidoras la patria. Estas expresiones se han vuelto más comunes porque no han sido repudiadas con firmeza por las autoridades.

    Cuando nos manifestamos por el tema de la nacionalidad y el racismo, siempre hay grupos que se oponen, y como la policía nunca nos cuida, estos grupos generalmente se imponen y nosotros nos vemos obligados a suspender o terminar nuestras actividades. Así ocurrió en el caso de las actividades que planificamos en conmemoración de George Floyd.

    Desde que se anunció la actividad Una Flor para Floyd, varios grupos ultranacionalistas empezaron a amenazarnos a través de nuestro Facebook. Nos acusaron de querer generar violencia y de estar haciendo un boicot contra el país trayendo temas que no son del país. Recibimos tales niveles de amenazas que muchas personas pensaron que no íbamos a poder hacer la actividad. Días antes del evento, el líder de uno de esos grupos anti-derechos, Antigua Orden Dominicana, nos amenazó a través de un video donde decía que si lo llevábamos a cabo iba a haber derramamiento de sangre, ya que el evento se realizaría en el Parque Independencia, dedicado a los Padres de la Patria, y ellos no lo permitirían.

    El día de la conmemoración, el 9 de junio, estos grupos se hicieron presentes. No era la primera vez que lo hacían: 2017, en una actividad que realizamos cada año en el aniversario de la sentencia 168-13, también se presentaron y se generó una situación similar.

    El 9 de junio estos grupos llegaron para agredir a las compañeras que estaban manifestándose en ese momento, y cuando la policía intervino fue para llevarse detenidas a nuestras compañeras Ana María Belique y Maribel Núñez junto con otra persona que participaba de la actividad. Cada vez que se hace una protesta relacionada con el tema de la nacionalidad y el racismo el Estado interviene para reprimir.

    ¿Qué clase de apoyo necesitarían de la sociedad civil internacional y del movimiento antirracista global?

    Nosotros nos consideramos parte de un movimiento global. Muchas veces nos han dicho que el movimiento Black Lives Matter era por algo que ocurría en Estados Unidos y que a nosotros no nos incumbía; sin embargo, como personas vulnerables y estigmatizadas entendemos que es un tema que nos involucra directamente y que debemos hacerle frente.

    Lo que necesitamos es más apoyo para difundir la situación actual que se vive en nuestro país. El Estado se ha encargado de decirle al mundo que aquí no hay apátridas, que no existen el racismo ni la xenofobia. Que todo lo que decimos es mentira y que estamos pagados por ONG internacionales para hacerle daño al país. Lo que nosotros buscamos es visibilidad y ayuda para denunciar las realidades terribles que viven las personas dominicanas de ascendencia haitiana. Nosotros no contamos con suficientes recursos para dar publicidad a nuestra causa, y la solidaridad internacional es lo que nos permite llevar adelante nuestras luchas y darlas a conocer a nivel mundial.

    El apoyo internacional es una de las cosas que nos han ayudado a salir adelante. Hemos tenido apoyo de grupos de la diáspora dominicana en Nueva York. Uno de ellos, We Are All Dominican, nos ha venido apoyando desde 2013. En el contexto de la pandemia nos ha ayudado a asegurar la alimentación y otras necesidades básicas de más de 250 familias durante tres meses. Todos los apoyos son bienvenidos, ya sean expresiones de solidaridad, contribuciones a la difusión o acciones de protección para personas defensoras de derechos humanos.

    El espacio cívico en República Dominicana es calificado de “reducido” por elCIVICUS Monitor.
    Contáctese con Reconoci.do a través de susitio web o su perfil deFacebook, y siga a@reconoci_do y a@juagemis en Twitter.

  • Resources for civil society in the midst of the COVID-19 pandemic

    Defending civil society, democratic rights, and our fundamental freedoms can be challenging, let alone having to do it while under “lockdown” practicing social distancing in the midst of a global health crisis spreading rapidly across the world. In times like these, solidarity and social compassion play the most important role. To help connect and inform the alliance and civil society during this time, we will be collecting information, resources, and support to share. 

    We will be updating this page as this crisis unfolds and as new information is shared. You can also contribute with useful information by contacting us at:

    CIVIL SOCIETY RESPONSES

    Civil society and human rights analyses:

    Donor messages:

    Civil Society statements and messages

    Amnesty International

    Asian Venture Philanthropy Network

    CIVICUS

    Council on Foundations

    Fireflight Foundation Fireflight Foundation

    Harvard Kennedy School

    Red Argentina de Cooperacion Internacional (RACI)
    Salam for Democracy and Human Rights The People's Assembly The World Organisation Against Torture The Office of the High Commissioner for Human Rights

     

    RESOURCES

    Now that we all have to be physically distant and isolated from each other, our daily routine will have to change. These resources offer tips and guidance on dealing with isolation, working from home and carrying on our fight for civil society while practicing social distancing. 

    working from home 

    Working from home? Some resources to help you:

    Civil society and online activism:

    Do you need help in shifting your campaigns and movements to the online world? 350 Org are giving you the chance to ask a digital organiser to help you!

    OPPORTUNITIES FOR CIVIL SOCIETY

    In the midst of this pandemic, it is very easy to find ourselves face to 'fake news' and disinformation about the virus. Open Democracy has shared this quiz that will help you spot common Coronavirus disinformation circulating on the internet.

  • Ressources pour la société civile en période de pandémie COVID-19

    Défendre la société civile, les droits démocratiques et nos libertés fondamentales peut être un défi, sans parler du fait de devoir le faire pendant le "confinement", en pratiquant la distanciation sociale au milieu d'une crise sanitaire mondiale qui s'étend rapidement dans le monde entier. Dans des moments comme celui-ci, la solidarité et la compassion sociale jouent le rôle le plus important. Pour aider à connecter et à informer l'alliance et la société civile pendant cette période, nous allons collecter des informations, des ressources et un soutien à partager.

    Nous mettrons cette page à jour au fur et à mesure de l'évolution de la crise et du partage de nouvelles informations. Vous pouvez également contribuer avec des informations utiles en nous contactant à l'adresse suivante :

    Tout d'abord, quelques informations de base sur la prévention du National Council for Voluntary Organisations

    LA RÉPONSE DE CIVICUS 

    • Le secrétariat de CIVICUS répond à l'urgence qui se propage rapidement et aux besoins qui en découlent dans divers endroits. Il s'agit notamment de soutenir notre personnel dans ses efforts pour faire face aux défis personnels et professionnels qui sont apparus à la suite de la pandémie COVID-19. Les mesures institutionnelles clés qui sont en vigueur jusqu'à présent comprennent un moratoire sur les voyages du personnel, la suspension des réunions pour les prochains mois et des systèmes permettant aux collègues de travailler depuis leur domicile et de concilier leurs responsabilités envers leurs familles et leurs communautés. Une équipe interne d'intervention COVID-19 est en place pour s'assurer que nos processus opérationnels et humains répondent aux réalités changeantes et soutiennent les besoins du personnel et des partenaires conformément aux directives de l'OMS en matière de prévention et de protection.
    • Dans l'intérêt de l'alliance CIVICUS et du soutien nécessaire aux petites et moyennes organisations en particulier, nous appelons les donateurs et les intermédiaires à faire preuve de souplesse et de compréhension car l'épidémie de COVID-19 nécessitera une redéfinition des priorités et des ajustements dans la programmation et les activités de sensibilisation des organisations de la société civile dans le monde entier. En ce moment, nous avons besoin que les bailleurs de fonds et les soutiens travaillent ensemble pour s'assurer que la société civile reste forte et résiliente alors que nous faisons face aux crises et incertitudes actuelles et futures, y compris dans la sphère sociale, politique et économique.
    • Ce faisant, nous sommes également conscients de la nécessité de nous soutenir mutuellement par des messages d'espoir, de résilience et de solidarité pour faire face aux conséquences négatives potentielles sur la cohésion sociale, la confiance et les luttes civiques. Aujourd'hui plus que jamais, nous devons mettre en place des mesures qui réduisent l'impact de la pandémie sur les groupes rendus particulièrement vulnérables par l'inégalité, la discrimination, le handicap et l'absence de mesures de sécurité sociale.
    • Enfin, comme beaucoup de membres de nos réseaux s'emploient activement à dire la vérité au pouvoir et à contester les inégalités de pouvoir, nous sommes préoccupés par la manière dont les mesures d'urgence peuvent être réorientées dans certains contextes pour réduire encore l'espace réservé à la société civile. Nous comprenons que l'exercice des libertés civiques, en particulier les mobilisations publiques, devra se faire en ligne temporairement. Cela nécessite des efforts supplémentaires pour appeler et contrôler une surveillance illicite renforcée. Les attaques contre les acteurs de la société civile pourraient également s'intensifier, car l'attention du monde est détournée ailleurs. Les prisonniers politiques, les défenseurs des droits humains détenus arbitrairement, les journalistes et les prisonniers politiques sont extrêmement vulnérables dans ce contexte et nous nous joignons aux appels à la libération immédiate et inconditionnelle de ces acteurs, en abandonnant toutes les charges retenues contre eux face à la surpopulation et à l'accès limité aux soins de santé qui existent déjà dans les systèmes pénitentiaires.
    • Il est impératif que nous restions vigilants et que nous agissions ensemble, en puisant efficacement dans nos réserves d'innovation et de résilience.

    DÉSINFORMATION

    Au milieu de cette pandémie, il est très facile de se retrouver face à des "fausses nouvelles" et à la désinformation sur le virus. Open Democracy vous propose ce quiz qui vous aidera à repérer les désinformations courantes sur le Coronavirus qui circulent sur Internet.

    LES RÉPONSES DE LA SOCIÉTÉ CIVILE

    Analyses de la société civile et des droits de l'homme :

    Avec la diffusion du COVID-19 dans le monde entier, les différents systèmes nationaux ont des réponses différentes à cette crise. Et l'état de la société civile est donc influencé par la réaction ou l'absence de réaction des gouvernements. Lisez les différents cas signalés dans les différents pays :

    Messages de la part des donateurs:

    Déclarations et messages de la société civile:

    RESSOURCES 

    Maintenant que nous devons tous être physiquement distants et isolés les uns des autres, notre routine quotidienne devra changer. Ces ressources offrent des conseils et des orientations pour faire face à l'isolement, travailler à domicile et poursuivre notre combat pour la société civile tout en pratiquant la distanciation sociale.

    Puisque nous sommes confinés à la maison, un bon moyen d'apprendre sur les droits de l'homme et l'espace civique est de suivre des podcasts et des cours en ligne. Vous trouverez ci-dessous une liste de ressources permettant d'explorer et de découvrir des faits et des réalités concernant les droits de l'homme, la conduite du changement et bien plus encore.

    Cours gratuits :

  • The G20 must put human rights at the heart of its response to COVID-19 pandemic

    In the COVID-19 outbreak, the global community is facing one of the most challenging crises for decades. As of mid-March 2020 more than 200,000 people have been infected and over 8,000 people have lost their lives. The economic impact is only starting to be felt, and will likely affect the livelihoods of millions worldwide. This is a global crisis that needs to be addressed with clear, fair, coordinated and concrete measures - measures that the G20 can and should implement.

    The policy response to the previous global financial crisis a little over a decade ago was widely seen to have been lopsided and to have led to socially unfair outcomes, including increasing poverty, the loss of millions of jobs, and stagnating or dropping incomes for workers.

    Economic and Social Rights

    The indicationsare that the coming economic downturn will be even swifter and more severe than in the previous crisis. In addition to dealing with the public health crisis, a decisive policy response from governments will be essential to provide social security – including sick pay, health care and parental leave

    – to all members of society, including those in insecure forms of labour who are suffering the brunt of many of the control measures introduced to date. Coordinated international cooperation and assistance is also vital to ensure that states with fewer resources are also able to respond effectively to the COVID- 19 pandemic.

    In this context, we welcome the announcementof a G20 extraordinary virtual Summit and urge G20 Leaders to urgently adopt and implement concrete and measurable policies and plans in order to tackle the COVID-19 pandemic at home and abroad, protect people’s health, and reduce its economic impacts, while ensuring a just and human rights-centred transition to a zero-carbon economy. Such measures must guarantee access for all to preventive care and good quality and affordable treatment, including those most at risk or less able to implement preventive measures through poverty, homelessness, or living and working in environments where they are more exposed to the virus. In doing so, G20 Leaders should guarantee:

    Access to information

    All affected individuals and communities are entitled to easy, accessible, timely and meaningful information concerning the nature and level of the health threat, possible measures to mitigate risks, early warning information of possible future consequences and information on ongoing response efforts.

    Information should be available in the languages necessary to meet the various needs of those affected, and through media and in formats that can be easily understood and accessed, so that those affected can take informed decisions and fully participate in the response efforts.

    As has already been recognisedby the G7, public access to reliable and real-time information is key to prevent and mitigate public health crises. G20 leaders should commit to real-time information sharing and to publish gender-disaggregated data on how the virus is impacting women,and ensure access to protection from domestic violence and to sexual and reproductive health services.

    Civic space and media freedom

    Both the human rights of individuals and media freedom are essential in times of crisis. Responsible journalism can help arrest the spread of misinformation and thereby shore up public trust in government, which is key to effective crisis responses. Input and oversight by civil society organizations is also critical, both to strengthen overall accountability and to boost the quality and inclusiveness of public decision- making.

    We are already seeing international battles for control of the narrative around the virus, in particular between the world’s two largest national economies - the USA and China. Such attempts to “compete” over the truth have to stop. It is vital that the media, domestic and foreign, are able to report freely on the crisis, to present the public with facts – even if these facts are uncomfortable to those in power. For lessons to be learned from this crisis and applied to the prevention and mitigation of the next, the public must remain informed of the truth throughout.

    Transparency around decision-making

    In an environment of unprecedented pressure and uncertainty, there is a high risk that public decisions will be captured or distorted by vested private interests for their own gain. Governments must provide reasoned justification for the choices they make, both to contain the pandemic and to boost their economies. A public health emergency should not be taken as an opportunity to bypass accountability. Now, more than ever, government decisions must be “open by default”. As the Council of Europe has affirmed,“fundamental safeguards to the rule of law, parliamentary oversight, independent judicial control, and effective domestic remedies, must be maintained even during a state of emergency.”

    Already before the current crisis, it was clear that governments must strengthen checks and balances, limit the influence of big money in politics and ensure inclusive and broad input in political decision- making. Public policies and the allocation of resources should not be determined by economic power or political influence, but by fair consultation and impartial budget allocation. That is why governments must urgently tackle the channels through which private interests can gain undue leverage over public decision- making.

    Over the years, G20 countries have committed to put in place a wide range of policies, from tackling conflicts of interest to protectingwhistleblowers. What they have not yet done is adequately implement these in practice. If implemented in an effective and complementary way, existing commitments can address many aspects of the challenge that undue influence will pose to an effective and sustainable long- term response to the current crisis.

    In addition, parliaments, governments and international organizations should postpone any ongoing non- emergency related measures that require public consultation, until they have put in place effective alternative measures to ensure public participation in the decision-making process.

    Furthermore, to avoid abuses of power, any state of emergency declared by national governments should be limited in duration and scope, and emergency powers should be exercised only for the purposes for which they were granted.

    We call on all governments and other actors involved to ensure that all responses to the COVID-19 outbreak are in compliance with international human rights law and standards, taking into account the specific needs of marginalized groups and people and those most at risk, and that the specific human rights risks associated with any particular response are addressed and mitigated.

  • Urgent call to release 19 detained members of the LGBTI community in Uganda

    CIVICUS calls on the Ugandan authorities to release 19 members of the LGBTI community who have been arrested on trumped up charges, under the pretext of curbing the spread of COVID-19.

    All 19 have been charged with, “committing a negligent act likely to spread the infection of disease,” and, “disobedience of lawful orders.” However, the Ugandan authorities have a history of targeting members of the LGBTI community:

    “The Ugandan authorities have a track record of targeting LGBTI activists and subjecting them to arbitrary arrest and detention. The arrests have nothing to do with violating COVID-19 social distancing rules, but are based on the state’s prejudice against the LGBTI community – this has been the case even before the COVID-19 pandemic. There is no justification for these arrests and the activists should be released immediately,” says Mawethu Nkosana, LGBTI Advocacy & Campaigns Lead, CIVICUS.

    “Detention centres and jails are congested places where the virus can easily spread. As we work together to curb the impact of COVID-19, we call for the immediate release of the 19 activists – they are at risk of contracting the virus and are not guilty of any crime.”

    Background

    On 29 March 2020, the Ugandan authorities raided the premises of Children of the Sun Foundation (COSF), an NGO in Kyengera, Wakiso district. This is a shelter for the LGBTI community. The authorities arrested 23 individuals and charged 19 for allegedly violating rules which prevent large gatherings to curb the spread of COVID-19.

    Four of those arrested, including a nurse at the shelter, were released on medical grounds. Restrictions on movement imposed by the Ugandan authorities on 30 March to curb the spread of the virus have hindered access to lawyers of the accused. Even when special permission was sought, on some occasions prison authorities prevented lawyers from accessing the detained activists.

    For more information on civic space violations, visit the Uganda country page on theCIVICUS Monitor.

Page 2 of 2

Sign up for our newsletters

Our Newsletters

civicus logo white

CIVICUS is a global alliance that champions the power of civil society to create positive change.

brand x FacebookLogo YoutubeLogo InstagramLogo LinkedinLogo

 

Headquarters

25  Owl Street, 6th Floor

Johannesburg
South Africa
2092

Tel: +27 (0)11 833 5959


Fax: +27 (0)11 833 7997

UN Hub: New York

CIVICUS, c/o We Work

450 Lexington Ave

New York
NY
10017

United States

UN Hub: Geneva

11 Avenue de la Paix

Geneva

Switzerland
CH-1202

Tel: +41 (0)79 910 3428